Ailleurs dans le monde Une idée qui fait du chemin
L'idée d'un projet permettant à des jeunes de quartiers populaires ou de villages de bénéficier d'un enseignement de la musique voit le jour en octobre 2001 à Dharwad, en Inde. Par la collaboration d'Agathe, Mathieu et Blaise Fortier, trois amoureux de l'Inde et de la musique, et d'Ustad Hameed Khan, un sitariste de renom, des cours de chant, de sitar et de tabla sont offerts le soir à l'École de Malmadi. Pendant près d'un an, ces activités musicales quotidiennes permettent à une quarantaine de garçons et filles de s'initier à la musique et de découvrir leur potentiel artistique.
Suite au succès de cette expérience, ses initiateurs sont convaincus de la capacité de ces jeunes à apprendre la musique et des bienfaits que celle-ci a sur eux. Ils décident donc de s’investir à temps plein et de mettre sur pied un pensionnat où les élèves pourront apprendre la musique de façon soutenue en plus de jouir d’un enseignement académique de qualité.
En juin 2002, afin de donner une base légale à cette nouvelle entreprise, Agathe, Mathieu et Blaise enregistrent à Québec un organisme sous le nom de Jeunes musiciens du monde. Dans le but de récolter les fonds nécessaires au projet de pensionnat, une soirée bénéfice est organisée au Musée de la Civilisation de Québec le 17 août 2002 et ce grâce à la participation de plusieurs artistes, bénévoles et partenaires. Le succès de cet évènement dépasse les attentes. Désormais, ces soirées auront lieu annuellement permettront de générer une part importante des fonds nécessaires aux activités de l’organisme. Dès 2004 elles auront lieu à Québec et à Montréal.
Au fil des ans, Jeunes musiciens du monde aura la chance de recevoir l’appui de la crème des artistes québécois pour ces manifestations. Parmi ceux-ci on peut compter Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Yves Lambert, Jorane, Oliver Jones, Fred Pellerin, Mes Aïeux, Michel Rivard, les Cowboys fringants, Paul Piché, les Respectables, Loco Locass, Jim Corcoran, Florent Vollant, Yann Perreau, Marc Déry, Mara Tremblay, Antoine Gratton, DJ Champion, Stefie Shock, Tomas Jensen, Éloi et Jonathan Painchaud, les Batinses, Ghislain Poirier et plusieurs autres.
Ainsi, suite à la première soirée bénéfice, l'École de musique de Malmadi déménage à Kalkeri, un paisible village à quelques kilomètres de Dharwad. La formule de cette école devait permettre aux jeunes de s'investir à temps plein et à plus long terme. De la sorte, la Kalkeri Sangeet Vidyalaya offre aujourd’hui à environs une centaine de filles et garçons gîte et nourriture, enseignement musical et académique ainsi que la chance d'apprendre les principes d'une vie en communauté harmonieuse.
Le succès de la seconde soirée bénéfice permet la fondation, en novembre 2003, d’une école de musique traditionnelle dans les locaux du Patro-Laval, un centre communautaire établi depuis une centaine d’années dans le quartier Saint-Sauveur de la ville Québec. Cette école accueille maintenant plus de 80 jeunes deux à trois soirs par semaine et leur donne la chance de participer au rayonnement du patrimoine musical québécois sous la tutelle de musiciens et danseurs professionnels.
Suite à un projet pilote, une troisième école voit le jour en novembre 2005 dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de la ville de Montréal sous les hospices du Pavillon d’éducation communautaire (PEC). Cette école s’intéresse elle aussi à la transmission du patrimoine musical québécois et compte aujourd’hui une soixantaine d’élèves.
De plus, des contacts ont été établis avec divers individus ou organismes afin de, éventuellement, faire vivre d'autres écoles de musique au Mali, au Brésil, chez les Premières Nations du Québec... Considérant l'enthousiasme des jeunes qui participent aux activités de Jeunes musiciens du monde et l’appui que l’organisme reçoit de divers horizons, de tels projets ne pourront que se multiplier.
Pour que ce rêve se poursuive et que de nouvelles écoles voient le jour, Jeunes musiciens du monde a besoin de vous.